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Témoignage et réflexion sur le linky d’un  » usagé de l’énergie électrique » Dromois

Bonsoir,
Je suis passé avec mon beau-père cet après-midi à la « permanence anti-LINKY » et je vous ai parlé des questions que j’ai envoyées à Enédis en janvier et qui sont restées sans réponse de leur part. Je leur ai pourtant écrit sur une boite mail qu’ils ont ouvert spécialement pour répondre aux interrogations des usagers…
Je leur ai écrit un premier mail le jeudi 25 janvier (voir ci-dessous), j’ai eu un accusé de réception de ma demande le lendemain. N’ayant aucune réponse, je les ai relancé quinze jours plus tard (le 9 février) avec accusé de réception le lendemain mais cependant Enédis est resté muet depuis….
Il est très curieux qu’un organisme qui crèe une boite mail spécialement pour répondre aux questions des usagers ne daigne pas répondre aux questions qui me semble-t-il sont correctes et légitimes… Je ne suis pas loin de penser que « silence vaut aveu ou au moins gêne » !
Pour ma part, je ne trouve pas complètement illégitime que Enédis ait l’intention de facturer la part réelle d’énergie réactive comme ils le font pour les industriels mais qu’ils aient le courage de l’afficher clairement et surtout de dire comment ils vont le faire et quand… On peut penser qu’ils vont laisser le système de facturation en état jusqu’à la fin du déploiement des LINKY en 2020/21 pour ne pas créer d’émoi supplémentaire et ne « sortir du bois » (1) sur le sujet ensuite. Aujourd’hui, cette énergie est facturée aux particuliiers de façon forfaitaire dans le prix unitaire du kWh, le pire serait qu’elle soit facturée deux fois ensuite (une fois comme aujourd’hui dans le prix du kWh et une autre fois en valorisant la consommation réelle de cette énergie réactive que Linky peut désormais comptabiliser contrairement à ses prédecesseurs).
(1) je pense d’ailleurs qu’ils vont adopter la même tactique en ce qui concerne la commercialiation de nos données personnelles collectées par les LINKY… c’est à dire ne rien faire aujourd’hui comme ils l’affirment mais une fois que les LINKY seront déployés, il serait étonnant qu’il n’exploitent pas ce gisement de profits…
Aujourd’hui, il est constaté ici ou là des augmentations de forte ampleur inexpliquées de consommation électriques après la pose de LINKY mais la comptabilisation de l’énergie réactive ne me semble pas en constituer l’origine surtout chez les usagers utilisant l’électricité pour leur chauffage : en effet, le chauffage n’utilise pas d’énergie réactive vu qu’il s’agit de résistances. La part d’énergie réactice me semble, à la louche, constituer de 5 à 40 % de l’énergie consommée selon les équipement électriques utilisés.
Ce sujet, un peu pointu, me parait être tout sauf anodin… Quand j’entends le Président de Enedis indiquer que le déploiement du Linky servira à accompagner le déploiement des voitures électriques pour prévoir les pics de consommation induits par les recharges de batterie des véhicules, je me pose quand même quelques questions… Il est à peu près sur que le pic de cette consommation particulière sera la nuit quand les conducteurs dorment et que les voitures sont au garage donc en recharge, il n’y a vraiment pas besoin du LINKY pour découvrir cela ! Par contre, la recharge de batterie utilise une très forte proportion d’énergie réactive et là le LINKY pourra la comptabilser… et la facturer aux malheureux propriétaires qui n’auront pas pu anticiper cette charge (financière) dans leur bilan en vue de l’achat d’une voiture électrique…
J’interprète peut-être de façon eronnée des signes que je ne comprends pas autrement… ce serait un moindre mal. Mais comme Enedis choisit le mutisme, on peut tout imaginer et pourquoi pas ce scénario ?
Je me pose tout plein d’autres questions mais je ne vais pas les soumettre à Enédis vu qu’ils ne veulent pas me répondre ! Parmi ces questions, je me demande si un usager ayant réussi à conserver son ancien compteur ne verra pas quand même sa propre installation électrique récupérer les CPL envoyés dans le réseau ? En effet, je crois avoir compris que le Linky n’arrêtait pas les CPL sauf à installer des filtres électriques mais je serai très surpris qu’un compteur classique, lui, puisse les arrêter ! Autrement dit, un usager pourrait dans ce cas également subir des effets d’électro-sensibilité bien que non équipé du LINKY ???
En posant ces questions, j’espère avoir été utile au débat… N’ayant pu obtenir de réponse de celui qui me semble le plus à même de les donner, je préfère les partager et peut-être que de les poser à un autre niveau dans un rapport de force plus favorable sera plus productif ?
Je vous remercie de me tenir informé dans le cas où des réponses ou même des débuts de réponses auraient pu être obtenus.
Alain DUPONT
usager de l’énergie électrique
 Valence le 07 Mars 2018

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La Cour des comptes confirme que la commune reste propriétaire des compteurs même quand elle a délégué sa compétence à un Syndicat d’énergie
Cette donnée sera produite lors des prochaines audiences en justice administrative

 

Extrait du rapport de la cour des comptes

« Les gestionnaires du réseau : Enédis et les entreprises locales de distribution (ELD)La distribution d’électricité, c’est-à-dire l’acheminement de celle-ci des 2200 postes de transformation haute tension jusqu’aux consommateurs alimentés en basse tension et le comptage de l’électricité consommée, est assurée par les distributeurs.Le plus important d’entre eux, Enedis, ex-ERDF, filiale d’EDF à100 %, couvre du territoire métropolitain continental. Sur le reste du territoire, la distribution est assurée par les entreprises locales de distribution (ELD). Leur nombre est élevé (160) et leur importance est très variable : cinq d’entre elles représentent un nombre de consommateurs supérieur ou proche de 100 000 et, à l’inverse, d’autres ne couvrent que quelques communes rurales.

Les réseaux publics de distribution restent néanmoins la propriété des communes, qui confient, le cas échéant en déléguant leur compétence à des syndicats intercommunaux ou départementaux, la gestion de ces réseaux aux distributeurs. »

07-compteurs-communicants-Linky- cour des comptes

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Manifestation organisée par la TCV devant le siége ENEDIS Valence

 

Notre collectif La Transition Collective du Valentinois a organisé une manifestation pacifique devant le siège d’ENEDIS à Valence, hier mercredi 21 février 2018…

Voici l’article paru ce matin dans le Dauphiné Libéré :

 

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Article paru dans « Sud-Ouest » le 11 janvier 2018

À La Une Politique Justice – par Dominique Richard.

Compteurs Linky : « Que Choisir » perd son procès contre le Girondin Stéphane Lhomme

Le compteur Linky au cœur de la controverse. En attaquant l’association de consommateurs, le militant girondin ne s’est pas rendu coupable de diffamation.

 

Depuis près d’un an sur son site et sur les réseaux sociaux, le militant antinucléaire girondin Stéphane Lhommefarouche adversaire du compteur Linkyaccuse Que Choisir d’être à la solde d’Enedis, la filiale d’EDF. Au printemps dernier, l’association a porté une première fois le fer sur le terrain juridique, déposant plainte pour diffamation devant un juge d’instruction. Quelques mois plus tard elle a récidivé sous la forme d’une citation directe devant le tribunal, en réponse à des tweets vengeurs.

« Que trahir »

Mais la procédure vient de tourner à son désavantage. Spécialisée dans les affaires de presse, la 17ème chambre du Tribunal Correctionnel de Paris a estimé que Stéphane Lhomme pouvait légitimement se prévaloir des « critères de la bonne foi ». Selon la juridiction, ils étaient réunis, qu’il s’agisse du but légitime d’expression, de l‘absence d’animosité personnelle et du sérieux de l’enquête.

Sur son compte Twitter, Stéphane Lhomme avait posté à quelques jours d’intervalles deux messages assortis d’un logo intitulé « Que Trahir » qui détournait celui de l’association. Dans la première salve, il épinglait une journaliste de la revue accusée de « relayer les mensonges pro-Linky. » Dans la seconde, il dénonçait « un article trompeur et mensonger d’@UFCquechoisir (séide dEnedis) en faveur du compteur malfaisant. »

Ces propos constituaient une réaction aux poursuites engagées par Que Choisir après la première publication d’un article sur son site, dans lequel il s’en prenait violemment à l’opération « Énergie Moins Chère ensemble » lancée par l’association. Celle-ci avait mis en concurrence différents fournisseurs pour permettre à ceux de ses adhérents intéressés de bénéficier des meilleurs prix possibles.

La preuve de liens contractuels était là

Les conditions générales de vente fixées par l’entreprise belge lauréate, Lampiris, à ses clients, imposaient à ces derniers de garantir à Enedis l’exploitant du réseau, l’accès aux compteurs. Ce qui offre à Enedis la possibilité de pénétrer dans les logements et de poser les fameux Linky alors que les abonnés ont tout à fait le droit de refuser à Enedis l’accès à leurs habitations.

Le tribunal n’est pas entré dans ce débat. Il a simplement constaté que Stéphane Lhomme apportait la preuve des liens contractuels existant entre Que Choisir, Lampiris et Enedis. Quant aux termes utilisés, s’ils avaient été condamnables sous la plume d’un journaliste dont le métier est d’informer, ils ne le sont pas dès lors qu’ils émanent d’un militant, « la prudence dans l’expression étant appréciée de façon plus large » dans ce cas de figure.